Jean Arp


Qui est Jean Arp ? Quelle est son histoire et son parcours ?


Né à Strasbourg le 16 septembre 1886, Jean Hans Arp est un poète français, peintre et sculpteur. Entre 1912 à 1913, Arp a fréquenté l’école des arts décoratifs à Strasbourg. Avant de se lancer dans la poésie avec Hans Haug, Paris et Weimar, il suit les cours de Théodore Haas. Il devient membre du club artistique Das jungste Elsaß, qui œuvre pour la promotion d’une rénovation des cultures germaniques et alsaciennes.
Jean Arp rencontré Paul Klee en 1909. Puis il a participé à la fondation du mouvement dadaïste, avec Tristan Tzara en 1916. Ce n’est qu’en 1917 qu’il s’est lancé dans la sculpture et a réalisé de nombreux ouvrages. Ses premières œuvres de plâtre et de marbre dataient de 1930. Il a sculpté des reliefs en bois peints, broderies et papiers collés. Il a connu une grande renommée à Cologne, Berlin, Paris et Hanovre. Entre 1926 et 1930, il a intégré la communauté des artistes surréalistes et a créé le mouvement Abstraction-Création.
L’idée de cette création a pu naître en fréquentant des Montmartrois liés au surréalisme (Tristan Tsara, Max Ernst, ...). Depuis 1930, sa sculpture en bosse-ronde, devenue célèbre, a été classée parmi ces plus importantes œuvres. Le début des années 30 a été aussi marqué par l’avènement du surréalisme. Des groupes ont été créés et s’engagent pour défendre l’abstraction.
En 1926, il s’est marié et s’installe à La Cité des fusains rue Tourlaque à Montmartre avec Sophie Taeuber, une peintre abstraite suisse qu’il a rencontré lors de son séjour à Zürich. Depuis, ils collaboraient ensemble et Sophie prenait le nom de Sophie Taeuber Arp. Lorsque Jean Arp a intégré ce courant surréaliste et à l’art abstrait, il a continué de créer des œuvres, devenues à leur tour très importantes. Ces œuvres lui ont également permis de gagner le Prix international de la sculpture à Venise en 1954.
Sophie est morte accidentellement suite à une asphyxie dans leur demeure. Cela a bouleversé Jean Arp qui est même devenu violent.
En 1959, Arp se marie avec Marguerite Hagenbach, une amie de longue date pour ensuite s’installer à Bâle.
Tout en poursuivant sa passion pour l’art, ses œuvres ahurissantes furent à son apogée et ont orné ses ateliers. Il s’est éteint le 7 juin 1966 en laissant une belle diversité d’œuvres surprenantes. Les derniers mots de Jean Arp avant sa mort étaient : « Je pars rejoindre ma Sophie ».

Le parcours de Sophie et Arp


En 1918, Arp et Sophie Taeuber étaient tous les deux des adhérents de Das Neue Leben (la nouvelle vie), un groupe fondé par Marcel Janco et Fritz Baumann. Les deux artistes œuvrent ensemble dans la création des tableaux et textiles orthogonaux, ainsi que dans les sculptures-récipients en bois tourné. Les artistes qui adhèrent dans La Nouvelle Vie œuvrent ensemble dans le but d’atteindre un objectif artistique précis : « “intégrer l’art abstrait dans la vie quotidienne ».
Née le 19 janvier 1889 à Suisse, Sophie Taeuber est une artiste qui a étudié à l’école des arts et métiers de Saint-Gall en 1907. Pour explorer sa passion pour l’art, en 1910, elle s’est rendue à la Lehr un Versuchs-Ateliers für angewandte un fraie Kunst, un atelier d’apprentissage et d’essai pour les arts libres et appliqués à Munichà. En 1912, elle a fréquenté l’école des Arts appliqués de Hambourg. Pendant les années de guerre, elle a rejoint le mouvement dada et la psychanalyse. En 1918, elle a créé ses premières « Têtes dada », ces marionnettes abstraites pour le « Roi Cerf », un conte satirique que Carlo Gozzi a adapté. Son intégration au mouvement dada a été marquée par la création originale de ces marionnettes.
En 1920, Sophie Taeuber se met sous la lumière avec Das Neue Leben à la Kunsthalle de Berne, à celle de Bâle et au Musée des Arts décoratifs à Zurich. En 1920, elle s’est mariée secrètement avec Jean Arp à Pura dans le Tessin. En 1925, ils se sont installés à Paris, villa des Fusains, à Montmartre à proximité de Max Ernst, Joan Miró, Paul Eluard, Magritte, Tristan Tzara.
En 1930, Michel Seuphor et Torres Garcia ont fondé ensemble « Cercle et Carré ». Un an plus tard, ils ont participé à la création d’un nouveau « Abstraction-Création » avec Théo Van Doesburg. Pourtant, cette dernière a été fondée sur une idéologie jugée trop doctrinaire alors Jean Arp et Sophie se sont retirés en 1934. Ils ont déménagé en Suisse en 1942 et ont planifié une émigration vers les États unis. Sophie meurt tragiquement asphyxiée, en 1943.

Ses œuvres, ses nouvelles techniques et son idéologie


Jean Arp a toujours exploré des idées et des méthodes pour sublimer ses œuvres artistiques. En 1916, il a commencé dans ses collages et s’inspire du « hasard » ». Pour cela, il colle des papiers qu’il fait lance sur sa feuille pour ensuite dresser des reliefs en rassemblant des planches de bois colorées. Comme nouvelle technique, il a procédé à la broderie.
Jean Arp utilise le mot et la forme dans ses œuvres de sculpture. Il a ressorti les mots et les formes des illustrations aux œuvres des autres auteurs dans le mouvement dada. Il a été célèbre par la présentation irréprochable de son œuvre Ronde-bosse. L’artiste a créé son propre vocabulaire en 1920. Nommée biomorphique, c’est une notion qui a su naître dans sa relation avec ses proches surréalistes.
Ses œuvres se fondent toujours sur ses expériences personnelles et sa vie. Suite à la mort de Sophie, sa première femme, ces travaux deviennent de plus en plus profonds et très violents. Son mariage avec sa seconde femme n’a pas réussi à changer son état d’esprit. Pourtant, qu’il soit peintre ou sculpteur, ces œuvres se fondent toujours sur la spontanéité de la main et le hasard. Tout comme Rectangles selon les lois du hasard ou le Berger de nuages, un œuvre qui illustre parfaitement ses idéologies.
En 1966, il a également œuvré dans la création de trois vases sur les six formes que la Manufacture de Sèvres a éditées en plusieurs exemplaires. Quelques-uns sont encore disponibles. Amphore de rêve et Amphore terrestre sont en porcelaines et Objet casanier est en grès. Cette coopération a pris fin à cause de la mort de Jean Arp en 1966. Actuellement, la majorité de ses œuvres impressionnantes sont exposées dans une grande espace à Strasbourg, au Musée d’art moderne et contemporain.

La maison atelier de Jean Arp et Sophie Taeuber à Clamart


En 1925, le couple pionnier du dadaïsme et de l’abstraction s’installe à Clamart, un lieu étrange qui représente leur personnalité rebelle et anti-conventionnelle. La maison-atelier est composée par l’atelier de Jean Arp et celui de Sophie. Le premier était au rez-de–chaussée et le deuxième, au premier étage. Cette maison est un lieu de création purement artistique où il n’y a aucun espace dédié à la vie ordinaire. Pour cela, il n’y avait qu’une cuisine et une simple chambre. La maison-atelier est destinée à la création des reliefs en plâtres biomorphes de Jean Arp. Devenue une sorte d’œuvre d’art, la maison-atelier de Clamart a attiré de nombreux auteurs, intellectuels et artistes. Parmi eux, Max Ernst, Paul Eluard. Tristan Tzara, un des fondateurs du mouvement dada et du surréalisme l’a également visité. Arp n’a pas pu connaître Dali, un des participants à la fondation du surréalisme qui était avec Tristan Tzara. En effet, les surréalistes de Paris regroupent Paul Eluard, Jean Arp, René Crevel, Yves Tanguy, André Breton, Max Ernst, Tristan Tzara et Salvador Dali.


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