Maurice de Vlaminck


Qui fut Maurice de Vlaminck ?


Vlaminck d’origine flamande naît à Paris en 1876 ; musicien (il excelle dans le violon), coureur cycliste, Maurice de Vlaminck quasi autodidacte va être marqué par la peinture de Van Gogh; il fréquente le Bateau Lavoir et l’atelier des Fusains ; d’ailleurs il peint cette avenue célèbre de Montmartre, l’avenue Junot en 1939.
Non qu’il habite à Montmartre, puisqu’il réside alors à Chatou puis Rueil-Malmaison, qu’il quittera pour l’Indre et Loire.
Vlaminck et son ami André Derain se sont trouvés une nouvelle passion et entraînent Matisse avec eux ; De quoi s’agit-il selon vous ?
En 1905, à la Belle Epoque, se tient une exposition d’art nègre au palais du Trocadéro ; ne cherchez pas, ce bâtiment n’existe plus. L’art nègre, comme on disait à l’époque englobait alors l’art océanien ; Vlaminck aurait découvert des sculptures africaines dans un bar, et intrigué par ces objets, les aurait acquises contre une tournée. C’est de là que naîtra un véritable engouement pour la statuaire et les masques africains ; nombre de peintres et écrivains deviendront de véritables collectionneurs d’art nègre.

Vlaminck et le fauvisme

Mais Vlaminck est pionnier dans un autre domaine et a formé un groupe avec ses amis ? Il s’agit du fauvisme ; en effet le fauvisme peut être considéré comme une des premières avant-gardes du 20ème siècle. Ce « mouvement » fulgurant, puisqu’il ne dure même pas dix ans met à l’honneur la couleur pure appliquée en larges aplats en une touche « nerveuse » ; la couleur incongrue, arbitraire n’entretient plus de logique avec l’objet représenté. Un arbre peut apparaître rouge, vert, ce qui est inhabituel pour un paysage. Ce peintre a introduit également une mise en page nouvelle ; par exemple on peut trouver en premier plan un arbre en diagonale qui barre la composition, c’est-à-dire la vue, et cela aussi est innovant. En cela Vlaminck procède d’une liberté créative.

Mais d’où vient donc cette drôle dénomination de « fauve » ?

Le critique Vauxcelles présent lors du salon d’automne de 1905, se serait écrié à propos d’une sculpture et un torse d’enfant de facture « lisse » italianisante comme l’aime l’académie : mais que fait Donatello parmi les fauves ? Sous-entendu au milieu de ces « artistes outranciers » en parlant de Matisse, Maurice de Vlaminck, Charles Camoin, André Derain et d’autres, tant ces derniers choquèrent ; en effet Vlaminck exprime par des couleurs violentes et contrastées toute son énergie, sa révolte intérieure ; une façon à lui de « hurler » avec les couleurs tout ce qu’il ressent en lui.

Maurice de Vlaminck, peintre mais aussi auteur

Il publie également des ouvrages parfois à la limite du licencieux et des recueils poétiques. L’expérience de la première guerre mondiale le marque et sa peinture bien que très lumineuse perd de ses couleurs d’antan. Il ne meurt pas à Chatou où il travaillait avec Derain, mais à Reuil pas celui de la Malmaison mais Reuil- la –Gadelière en Indre et Loire, lieu où il s’était installé dès 1925.


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